L’Albacore
Thunnus albacares (Bonnaterre, 1788)
Famille des Scombridae • le thon à nageoires jaunes, géant des combats du large

| Nom français | Albacore. |
|---|---|
| Nom scientifique | Thunnus albacares (Bonnaterre, 1788) |
| Famille | Famille des Scombridae |
| Nom anglais (FAO) | Yellowfin tuna |
| Noms locaux | Sur les marchés et débarcadères ivoiriens : « Thon blanc » (Ouattara et al., 2016). |
| Milieu | Grand thon pélagique océanique, nageur extrêmement rapide, capable de pointes voisines de 70 à 80 km/h. |
| Statut IUCN | NT Quasi menacé. Voir corps de fiche. |
Identification
Corps fusiforme massif et puissant, profil hydrodynamique parfait. Dos bleu-noir métallique, flancs dorés à reflets argentés, ventre clair souvent barré d’une vingtaine de fines lignes verticales discontinues. Signature absolue : la deuxième dorsale et l’anale très allongées en faux chez les grands sujets, et l’ensemble des nageoires d’un jaune vif, pinnules jaunes bordées de noir. Il se confond surtout avec le patudo, surtout chez les juvéniles : l’albacore a un œil plus petit, des nageoires plus jaunes et, adulte, les longues lames dorsale et anale absentes chez le patudo.
Les caractères qui ne trompent pas
Deuxième dorsale et anale très allongées, en lames, chez les adultes, courtes chez le patudo.
Toutes les nageoires d’un jaune éclatant, pinnules jaunes lisérées de noir.
Flanc doré, fines lignes verticales claires sur le ventre.
Œil de taille modérée, nettement plus grand chez le patudo.
Taille et poids
Taille commune autour de 150 cm. Longueur maximale d’environ 2,0 m de longueur totale, pour un poids maximal de l’ordre de 200 kg (FishBase). Espèce à croissance rapide, espérance de vie autour de 8 ans.
Comportement et écologie
Grand thon pélagique océanique, nageur extrêmement rapide, capable de pointes voisines de 70 à 80 km/h. Il vit en bancs souvent associés aux dauphins, aux objets flottants et aux fronts thermiques. Prédateur de poissons, calmars et crustacés, du plancton aux proies de bonne taille.
Réparti dans toutes les eaux tropicales et subtropicales, entre 18 et 31 degrés de surface. Cible majeure des senneurs et des palangriers au large de la Côte d’Ivoire, et trophée recherché de la pêche sportive hauturière au départ d’Abidjan et d’Assinie. Statut IUCN de préoccupation mineure depuis la réévaluation de 2021, après un passage en quasi menacé : statut global amélioré grâce aux quotas, mais certains stocks régionaux restent surexploités, notamment dans l’océan Indien. Gestion ICCAT pour l’Atlantique.
Reproduction et saison
Pondeur fractionné en eau libre chaude, ponte abondante et étalée près de l’équateur. Œufs et larves pélagiques.
Pratique de pêche
Techniques, de la plus à la moins efficace
À la traîne hauturière de leurres jupés et de poissons nageurs derrière le bateau, la grande méthode sportive du large.
Au jig lourd et au leurre lancé sur les bancs de surface repérés aux oiseaux et aux dauphins.
À la palangre et à la senne pour la pêche commerciale.
Le combat : adversaire de référence de la pêche au gros, rushes très longs et puissants, plongées profondes, combat d’endurance qui peut durer des heures sur les très gros sujets. Matériel lourd obligatoire.
Le montage de traîne, pièce par pièce
- Canne de traîne 50 à 80 lb, anneau de tête à rouleau
- Moulinet conventionnel à frein à levier, taille 50 à 80, frein réglé à 10 à 15 kg
- Corps de ligne : monofilament 50 à 80 lb
- Émerillon à roulement à billes
- Bas de ligne monofilament ou fluorocarbone 150 à 200 lb, 3 à 5 m
- Leurre jupé 15 à 25 cm, tête en résine, hameçon simple 8/0 à 10/0 caché dans la jupe
- Variante : poisson nageur à grande bavette métallique
Qualité culinaire
Chair rose clair, ferme, fine et peu grasse. Reine du sashimi et de la longe grillée, base du steak de thon. Excellente crue très fraîche, en tataki ou poêlée saignante. Saigner immédiatement pour la qualité.
Sources : FishBase (Thunnus albacares, Bonnaterre 1788) ; IUCN Red List 2021, LC, T21857A46624561 ; FAO Scombrids of the World ; ICCAT ; Ouattara et al. 2016. Montage illustré (2026) : valeurs indicatives de la pratique sportive courante (classes de ligne IGFA, usages des guides de pêche d’Afrique de l’Ouest), à confirmer auprès des pêcheurs locaux.