Le Patudo
Thunnus obesus (Lowe, 1839)
Famille des Scombridae • le thon aux grands yeux des eaux profondes

| Nom français | Patudo. |
|---|---|
| Nom scientifique | Thunnus obesus (Lowe, 1839) |
| Famille | Famille des Scombridae |
| Nom anglais (FAO) | Bigeye tuna |
| Noms locaux | Sur les marchés et débarcadères ivoiriens : « Thon blanc » (Ouattara et al., 2016). |
| Milieu | Grand thon pélagique des eaux chaudes, capable de plonger profond le jour, jusqu’à plusieurs centaines de mètres, pour suivre la couche de fourrage, et de remon |
| Statut IUCN | VU Vulnérable. Voir corps de fiche. |
Identification
Corps fusiforme très robuste, plus haut et plus trapu que l’albacore. Dos bleu-noir profond, flancs et ventre argentés. Caractère qui donne son nom : l’œil nettement plus grand que chez les autres thons, adapté à la chasse en profondeur et en faible lumière. Deuxième dorsale et anale restent courtes même chez l’adulte, pinnules jaune pâle bordées de noir. Il se confond avec l’albacore, surtout en juvénile : l’œil plus grand, les nageoires médianes restées courtes et le corps plus massif distinguent le patudo.
Les caractères qui ne trompent pas
Œil très grand, signature de l’espèce, bigeye en anglais.
Deuxième dorsale et anale courtes même chez les gros sujets, longues chez l’albacore.
Corps haut et trapu, première dorsale jaune vif.
Foie strié de fines veines en face inférieure, critère d’identification fine des juvéniles.
Taille et poids
Taille commune autour de 150 cm. Longueur maximale d’environ 2,5 m, pour un poids maximal dépassant 200 kg (FishBase). Croissance plus lente et longévité plus grande que l’albacore.
Comportement et écologie
Grand thon pélagique des eaux chaudes, capable de plonger profond le jour, jusqu’à plusieurs centaines de mètres, pour suivre la couche de fourrage, et de remonter la nuit. Ses grands yeux et sa physiologie particulière lui permettent de chasser dans la pénombre froide des profondeurs.
Réparti dans toutes les eaux tropicales et tempérées chaudes. Sur la façade ivoirienne, il est surtout capturé par la palangre profonde et la senne sous dispositifs de concentration, où les juvéniles se mêlent aux listaos et albacores. Statut IUCN vulnérable, tendance de population en baisse : maturité tardive et forte demande pour le sashimi en font une espèce sous pression. Gestion ICCAT pour l’Atlantique, quotas stricts.
Reproduction et saison
Pondeur fractionné en eau libre tropicale, ponte étalée. Maturité plus tardive que l’albacore, ce qui le rend plus sensible à la surpêche.
Pratique de pêche
Techniques, de la plus à la moins efficace
À la palangre profonde dérivante, méthode commerciale dominante pour les gros sujets.
À la traîne profonde lestée et au jig lourd pour la pêche sportive spécialisée.
À la senne sous dispositif de concentration, surtout sur les juvéniles, capture mêlée.
Le combat : lourd et profond, le patudo plonge et reste au fond, tractions verticales épuisantes. Réservé au matériel de pêche au gros.
Le montage du jig lourd, pièce par pièce
- Canne de jig courte et puissante, PE 5 à 8
- Moulinet de jig puissant, frein élevé
- Corps de ligne : tresse PE 5 à 8
- Bas de ligne fluorocarbone 130 à 170 lb, 3 à 5 m
- Anneau soudé et anneau brisé
- Jig métallique long de 200 à 400 g
- Deux hameçons assist sur cordelettes
Qualité culinaire
Chair rose plus grasse et plus riche que l’albacore, très recherchée pour le sashimi haut de gamme. Excellente crue, en longe grillée ou saignante. Saigner et refroidir immédiatement.
Sources : FishBase (Thunnus obesus, Lowe 1839) ; IUCN Red List, vulnérable ; FAO Scombrids of the World ; ICCAT ; Ouattara et al. 2016. Montage illustré (2026) : valeurs indicatives de la pratique sportive courante (classes de ligne IGFA, usages des guides de pêche d’Afrique de l’Ouest), à confirmer auprès des pêcheurs locaux.