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Fiche 6
LargeSurface · épipélagiqueLC · Préoccupation mineure

La Bonite à dos rayé

Sarda sarda (Bloch, 1793)

Famille des Scombridae • le bonito de chasse des eaux côtières

Planche d’identification : La Bonite à dos rayé
Planche validée 2026

1 sosie à connaître

Ne confondez plus : La Bonite à dos rayé

Comment les distinguer : Les bonites (Sarda sarda, Auxis thazard) : celles-ci portent des bandes longitudinales sombres et obliques sur le dos, et non des taches orangées sur les flancs.

Repère noté sur la fiche 8, Le Thazard d’Afrique de l’Ouest.

Carte d’identité
Nom françaisBonite à dos rayé.
Nom scientifiqueSarda sarda (Bloch, 1793)
FamilleFamille des Scombridae
Nom anglais (FAO)Atlantic bonito
Noms locauxSur les marchés et débarcadères ivoiriens : « Assaf » (Ouattara et al., 2016).
MilieuPrédateur épipélagique et grégaire, chasseur de surface qui forme des bancs de chasse spectaculaires sur les petits poissons fourrage.
Statut IUCNLC Préoccupation mineure. Voir corps de fiche.

Identification

Corps fusiforme et compact, section ovale, museau pointu et bouche bien fendue armée de dents coniques visibles. Dos bleu d’acier traversé de raies sombres obliques nettes qui montent vers l’arrière, signature du genre. Flancs et ventre argentés sans taches. Première dorsale longue et basse, suivie d’une rangée de pinnules, caudale puissante et fourchue. Il se distingue du thazard par ses raies dorsales obliques au lieu de taches latérales, et des petits thons Auxis et Euthynnus par la position et la longueur de la première dorsale.

Les caractères qui ne trompent pas

Raies obliques sombres sur le dos, plus inclinées que chez toute autre bonite atlantique.

Dents coniques bien développées sur les mâchoires, rares chez les thons vrais.

Première dorsale longue et basse, en continu jusqu’au-dessus des pectorales.

Corselet d’écailles épaisses derrière la tête, reste du corps à fines écailles.

Taille et poids

Taille commune autour de 50 cm. Longueur maximale publiée environ 91 cm de longueur à la fourche, pour un poids maximal de l’ordre de 11 kg (FishBase). La maturité est atteinte vers 38 à 41 cm.

Comportement et écologie

Prédateur épipélagique et grégaire, chasseur de surface qui forme des bancs de chasse spectaculaires sur les petits poissons fourrage. Adulte parfois cannibale, il avale des proies relativement grosses : sardinelles, anchois, calmars, crevettes.

Espèce tolérante, capable de supporter des températures de 12 à 27 degrés et des salinités de 14 à 39, elle entre volontiers dans les estuaires et les zones de mélange comme l’embouchure du canal de Vridi. Présente sur toute la côte atlantique africaine, de la Norvège à l’Afrique du Sud. Statut IUCN de préoccupation mineure, tendance stable à l’évaluation de 2021, mais forte valeur commerciale et cible de pêche industrielle.

Reproduction et saison

Ponte en eau libre, œufs et larves pélagiques. Espèce à croissance rapide et à cycle court, environ 2,5 ans par génération, ce qui lui donne une bonne résilience face à la pêche.

Pratique de pêche

Techniques, de la plus à la moins efficace

À la traîne rapide de petits leurres brillants ou de cuillères ondulantes, sur les chasses repérées aux oiseaux.

Au leurre de surface lancé dans la chasse, stickbait ou popper léger, pêche sportive très vive.

Au vif ou au lambeau de poisson dérivant sur les postes de courant en sortie de canal.

Le combat : combattant rapide et explosif pour sa taille, départs nerveux et changements de direction brusques. Beaucoup de plaisir au lancer léger.

Qualité culinaire

Chair rouge sombre, ferme, au goût marqué proche du thon. Bonne grillée, en sauce ou marinée. Doit être saignée et refroidie vite, sinon la chair tourne. Sujet possible à la ciguatéra dans certaines zones tropicales, vigilance sur les très gros sujets.

Sources : FishBase (Sarda sarda, Bloch 1793) ; IUCN Red List 2021, LC ; FAO Scombrids of the World, Collette et Nauen 1983 ; Ouattara et al. 2016.