Montages, nœuds et appâts
Ce cahier rassemble ce qu’il faut savoir pour passer d’une boîte d’hameçons à une ligne qui pêche : les composants, sept nœuds, onze montages et dix appâts du littoral ivoirien. Chaque fiche suit le même ordre : à quoi ça sert, pour quels poissons, le matériel, le montage pas à pas, l’esche, le réglage et le piège à éviter. Les caractéristiques chiffrées viennent des fiches espèces, citées par leur numéro.
La ligne et ses composants
Une ligne se lit de haut en bas : le corps de ligne porte tout, le bas de ligne, plus fin, relie l’hameçon. Le flotteur soutient et signale, le plomb leste, l’émerillon relie sans vriller. Le numéro d’un hameçon grandit quand l’hameçon rapetisse : un n° 12 est petit, un 6/0 est gros.


Nylon, fluorocarbone, tresse : le nylon pardonne par son élasticité, le fluorocarbone se voit moins dans l’eau et résiste à l’abrasion, la tresse n’a pas d’élasticité et transmet la moindre touche. La plupart des montages de ce livre associent une tresse fine et un bas de ligne en fluorocarbone.
Sept nœuds qui suffisent
Apprenez-les chez vous, au calme. Règle universelle : mouillez toujours le nœud avant de serrer, la chaleur du frottement abîme le nylon. Testez chaque nœud en tirant franchement : un nœud qui doit casser cassera maintenant, pas sur le poisson de l’année.
Le nœud Palomar
Usage : Attacher un hameçon, un émerillon ou un leurre. Le plus sûr des nœuds d’attache, en nylon comme en tresse.
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- doubler le fil et passer la boucle dans l’œillet
- faire un nœud simple lâche avec le fil doublé
- passer tout l’hameçon dans la boucle
- mouiller, tirer sur les deux brins, couper court
Le nœud clinch amélioré
Usage : L’attache rapide en nylon jusqu’à 50 centièmes. Au-delà, ou en tresse, préférez le Palomar.
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- passer le bout dans l’œillet
- faire cinq tours autour du fil
- repasser le bout dans la petite boucle près de l’œillet
- puis dans la grande boucle ainsi formée
- mouiller et serrer
La boucle parfaite
Usage : Une boucle dans l’axe du fil pour accrocher émerillon, plomb ou bas de ligne préparé. Elle sert à monter chez soi des bas de ligne prêts à boucler.
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- former une première boucle, le bout passe derrière le fil
- former une seconde boucle devant la première
- passer le bout entre les deux boucles, puis tirer la seconde boucle à travers la première
- mouiller, serrer : la boucle reste dans l’axe du fil
Le nœud de potence
Usage : Faire tenir une empile perpendiculaire à la ligne sans vrillage : palangrotte, surfcasting à deux empiles, mitraillette.
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- former une grande boucle dans la ligne
- enrouler la boucle six fois sur elle-même
- écarter le centre des spires et passer la boucle dans cette ouverture, entre les deux groupes de spires
- mouiller, serrer de part et d’autre : la potence ressort perpendiculaire
Le nœud Albright
Usage : Raccorder une tresse fine à un bas de ligne épais en fluorocarbone ou en nylon. Les fiches 11 et 16 citent aussi le FG et le PR, plus fins, réservés aux pêcheurs confirmés.
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- former une ganse dans le fil épais
- passer la tresse dans la ganse
- faire dix tours serrés autour des trois brins, en revenant vers le sommet de la ganse
- repasser le brin libre dans la ganse : il ressort du même côté que le brin principal ; mouiller, serrer progressivement, couper
Le nœud de chirurgien
Usage : Réunir deux nylons en trente secondes, de nuit, sous la pluie. Le dépannage universel.
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- poser les deux fils côte à côte, en sens opposé
- former une boucle avec les deux fils tenus ensemble
- y passer ensemble les deux bouts une première fois
- puis une deuxième fois dans la même boucle
- mouiller, tirer sur les quatre brins
Le nœud pour hameçon à palette
Usage : Monter un hameçon à palette, sans œillet, sur un bas de ligne fin : pêche au coup, petits hameçons pour sardinelles, mulets et poissons de lagune. Sept à dix tours jointifs, de la palette vers la courbure : les tours serrent le fil contre la hampe et la palette les empêche de glisser.
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- poser le fil le long de la hampe, côté pointe, et former une boucle vers la courbure
- enrouler le bout autour de la hampe et des deux brins, de la palette vers la courbure : sept tours jointifs
- repasser le bout dans la boucle
- mouiller, tirer le fil principal : la boucle se referme sous les spires et le fil sort devant la palette, côté pointe
Six autres nœuds, chacun avec sa fiche : Le nœud Snell, Le nœud Uni, Le nœud double Uni, La boucle Rapala, Le nœud Trilene, Le nœud FG.
Les montages, du débutant au confirmé
Le fond coulissant de lagune
Pour : Le Mâchoiron 63, La Dorade grise 42, Le Bar (Otolithe du Sénégal) 75, L'Otolithe nanka 76
L’esche repose sur le fond ; le fil coulisse dans le plomb, si bien que le poisson emporte l’appât sans sentir de résistance. C’est le passe-partout lagunaire.

Canne de 3 à 4 m ou ligne à main ; corps de ligne nylon 25 à 35/100 ; plomb olive de 10 à 30 g selon le courant ; perle ; émerillon ; bas de ligne de 40 cm ; hameçon n° 6 à 1/0 selon l’appât (V13, Partie III, chapitre 1).
Le montage pas à pas
- enfiler le plomb olive puis la perle sur le corps de ligne
- nouer l’émerillon (Palomar ou clinch)
- nouer 40 cm de bas de ligne sur l’autre anneau
- nouer l’hameçon
- escher, lancer au pied d’une rupture, tendre doucement
Esche : Crevette de lagune, morceau de poisson, ver de vase, pâte odorante pour le mâchoiron.
Réglage et conduite : Sondez d’abord : le poste est le pied de la rupture entre vasière et fosse. À la touche, laissez filer une seconde puis ferrez souplement.
Le flotteur coulissant, et la ligne fine
Pour : La Carpe lagunaire 62, Le Mulet à grosse tête 68, Le Mulet curème 69
Le flotteur glisse sur le fil jusqu’au stop-fil : on pêche entre deux eaux à la profondeur voulue, même plus profond que la longueur de la canne. En version fixe et très fine, c’est la ligne des carpes et des mulets.

Ligne fine : canne de 3 à 5 m, nylon 14 à 22/100, flotteur fin équilibré, bas de ligne 12 à 20/100, hameçon n° 8 à 14 (fiches 62, 68, 69). Flotteur coulissant : stop-fil, perle, flotteur à tube, plombée groupée, émerillon, bas de ligne.
Le montage pas à pas
- faire le stop-fil sur le corps de ligne à la profondeur choisie
- enfiler la perle puis le flotteur
- pincer la plombée sous le flotteur, la plus petite en dernier
- nouer émerillon, bas de ligne et hameçon
- équilibrer : seule l’antenne doit dépasser
Esche : Pâte de pain, semoule, asticot, ver ; amorcer légèrement pour fixer le banc de mulets.
Réglage et conduite : Touche fuyante : ferrez en souplesse. Le plus petit flotteur possible selon le vent et le courant.
La palangrotte
Pour : Le Mâchoiron 63, Le Bar (Otolithe du Sénégal) 75, L'Otolithe nanka 76, Le Denté du Canaries 31, Le Pagre à points bleus 34, Le Pageot 35, Le Rouget du Sénégal 37
Une ligne à main ou une canne, lestée au fond, armée de deux ou trois empiles en potence au-dessus du plomb. L’école de la pêche ivoirienne.

Plioir ou canne ; corps de ligne nylon ; empiles montées au nœud de potence ; hameçons ; plomb en bout.
Le montage pas à pas
- nouer le plomb en bout de ligne
- monter deux ou trois potences espacées au-dessus
- nouer une empile et son hameçon sur chaque potence
- descendre jusqu’au fond, remonter d’un tour
- garder le fil entre les doigts pour sentir la touche
Esche : Crevette, ver marin, tronçon de sardinelle, lamelle de calamar.
Réglage et conduite : En dérive sur les fosses, relevez souvent pour contrôler les esches.
La palangrotte profonde
Pour : Le Mérou blanc 29, Le Mérou de Gorée 30, Le Vivaneau à dents de chien 38, Le Vivaneau guinéen 39, Le Vivaneau doré 40, Le Vivaneau de Gorée 41, Le Denté du Canaries 31, Le Denté à bosse 32, Le Denté de l'Angola 33, Le Pagre à points bleus 34
La palangrotte en version lourde sur les têtes de roche en bordure du canyon.

Ligne 60 à 80/100 ou tresse ; plombs de 300 à 500 g ; empiles montées d’avance ; hameçons 1/0 à 5/0 (V13, checklist palangrotte profonde).
Le montage pas à pas
- préparer les empiles à terre
- descendre jusqu’au fond en dérive contrôlée
- remonter d’un ou deux tours pour décoller le plomb
- ferrer fermement et pomper sans laisser le poisson regagner la roche
Esche : Sardinelle, calamar.
Réglage et conduite : La dérive au-dessus du canyon devient vite forte : surveillez votre position par rapport aux parois.
Le surfcasting à deux empiles
Pour : Le Grand capitaine 70, Le Petit capitaine 71, Le Bar (Otolithe du Sénégal) 75, L'Otolithe nanka 76, La Dorade grise 42, Le Grogneur de Roger 43, Le Grogneur métis 44
On lance l’appât juste derrière la première barre ; le plomb grappin tient malgré la houle et les empiles présentent deux esches.

Canne de 4 à 4,5 m, 100 à 200 g ; moulinet 8000 ; nylon 35/100 ou tresse avec arraché ; plomb grappin de 100 à 150 g ; bas de ligne 50 à 60/100 (V13, Partie III, chapitre 2). Gros capitaine : canne 4,20 à 4,80 m, bas de ligne fluorocarbone 60 à 100 lb, hameçon 3/0 à 6/0 (fiche 70).
Le montage pas à pas
- nouer l’arraché (tête de ligne plus forte) au corps de ligne
- nouer l’émerillon et le bas de ligne
- monter deux potences et leurs empiles
- nouer le grappin en bout
- escher, lancer derrière la première barre, poser la canne sur pique et tendre
Esche : Ver marin, crabe, crevette, sardinelle.
Réglage et conduite : Marée montante au crépuscule et deux heures après la nuit tombée.
Le vif
Pour : Le Barracuda de Guinée 25, La Carangue crevalle 16, Le Grand capitaine 70, Le Mérou blanc 29, Le Mérou de Gorée 30, Le Mafou 28
Un petit poisson vivant nage au bout de la ligne : c’est l’appât roi des grands prédateurs.

Montage coulissant : plomb olive, perle, émerillon, bas de ligne ; hameçon adapté à la taille du vif. Acier dès que les barracudas rôdent.
Le montage pas à pas
- monter le coulissant comme pour le fond
- piquer le vif sous la peau du dos derrière la dorsale, ou par les deux lèvres
- lancer doucement, sans arracher le vif
- laisser le prédateur avaler quelques secondes avant de ferrer
Esche : Sardinelle ou ethmalose, capturée au petit matin à l’épuisette ou à la ligne fine.
Réglage et conduite : Gardez les vifs dans un vivier aéré ou un seau renouvelé souvent : un vif mou est un appât mort.
Le fond lourd pour la roche
Pour : Le Mérou blanc 29, Le Mérou de Gorée 30, Le Denté à bosse 32, Le Vivaneau à dents de chien 38, Le Vivaneau guinéen 39, La Rascasse de Kuhl 55, Le Diagramme 45
Un bas de ligne court et fort, un plomb sur cassant : on décolle le poisson de son trou et, si le plomb s’accroche, on ne perd que lui.

Canne puissante 2,10 m, 30 à 80 lb ; tresse PE 4 à PE 10 ; bas de ligne fluorocarbone 80 à 150 lb, court (50 à 80 cm) ; hameçon fort 5/0 à 9/0 ; plomb lourd (fiches 29, 38, 39).
Le montage pas à pas
- nouer l’émerillon à trois voies sur la tresse
- monter le bas de ligne court et l’hameçon fort
- relier le plomb par un fil plus faible que le corps de ligne
- descendre, remonter d’un tour, ferrer sec
Esche : Sardine ou sardinelle entière, mulet, calamar entier, gros vif.
Réglage et conduite : Frein serré au départ : les premières secondes décident.
La mitraillette
Pour : Le Chinchard noir 21
Un train de petits hameçons habillés descendu dans le banc : plusieurs poissons par descente.

Canne légère 2,10 à 2,70 m ; tresse PE 0,8 à PE 1,5 ou nylon 20 à 25/100 ; train de 4 à 6 hameçons sur plumes ou fils brillants ; plomb de 20 à 60 g en bout (fiche 21).
Le montage pas à pas
- nouer l’émerillon en tête du train
- nouer le plomb en bout
- descendre dans le banc
- animer par petites tirées
Esche : Aucune esche : les plumes suffisent. Les chinchards pris servent ensuite de vifs.
Réglage et conduite : Remontez lentement quand plusieurs poissons sont piqués.
Le lancer avec avant-bas acier
Pour : Le Barracuda de Guinée 25, Le Thazard d’Afrique de l’Ouest 8, Le Thazard noir (Wahoo) 9, Le Mafou 28, La Croupia roche 49
Leurre lancé et ramené ; un avant-bas en acier protège la ligne des dents.

Canne spinning 2,40 m, 20 à 80 g ; moulinet 4000 à 6000 ; tresse PE 2 à PE 4 ; bas de ligne fluorocarbone 40 à 60 lb ; avant-bas câble 7 x 7 de 30 à 50 lb, 30 à 40 cm ; leurre de 100 à 150 mm à triples renforcés (fiche 25).
Le montage pas à pas
- relier tresse et fluorocarbone (Albright, ou FG si vous le maîtrisez)
- nouer l’émerillon
- y fixer l’avant-bas acier serti
- agrafer le leurre
- régler le frein avant de lancer
Esche : Poisson nageur, leurre souple sur tête plombée, cuiller.
Réglage et conduite : Variez vitesse et pauses jusqu’à trouver l’animation du jour.
La traîne côtière
Pour : Le Thazard d’Afrique de l’Ouest 8, Le Thazard noir (Wahoo) 9, La Dorade coryphène 10, Le Barracuda de Guinée 25, La Carangue crevalle 16
Des leurres nagent derrière le bateau à 4 à 6 nœuds ; on couvre en une heure ce qu’un lanceur prospecte en une journée.

Ensembles 20 à 30 lb ; bas de ligne fluorocarbone 80 à 100 lb ; acier dès que les thazards rôdent ; poissons nageurs plongeants et cuillers (V13, Partie III, chapitre 4). Thazard : bas de ligne 1,5 m, avant-bas câble 30 cm, minnow 18 à 22 cm (fiche 8).
Le montage pas à pas
- monter chaque canne : tresse, jonction, fluorocarbone, émerillon agrafe, acier, leurre
- mettre les leurres à l’eau un par un en vérifiant leur nage
- décaler les distances pour ne pas emmêler
- suivre ruptures, pointes, épaves, changements de couleur d’eau
Esche : Leurres : poissons nageurs, cuillers ondulantes, jupes.
Réglage et conduite : À la touche, le bateau avance encore quelques secondes, puis tout se range.
Les appâts du littoral ivoirien
Le meilleur appât ivoirien vient de la plage, de la lagune ou du marché. Pour chacun : où le trouver, comment le garder, comment l’escher, et les poissons dont la fiche le cite.


Le ver marin
Esche universelle du surf, à monter en accordéon sur un hameçon fin de fer.
- Où le trouver : Estrans sableux et vaseux à marée basse : repérer les tortillons de sable et creuser vite.
- Choisir et conserver : Fragile : au frais, à l’ombre, dans un peu d’eau de mer ou d’algue humide. Jamais au soleil.
- Escher : voir la vignette 2 du schéma « Comment escher »
- Montages : Le surfcasting à deux empiles, Le fond coulissant de lagune, La palangrotte
- Fiches qui le citent : 3
Le crabe
Dur au lancer, il tient sur l’hameçon et résiste aux petits poissons voleurs.
- Où le trouver : Plages et mangrove, à la main au crépuscule.
- Choisir et conserver : Vivant dans un seau de sable humide.
- Escher : voir la vignette 5 du schéma « Comment escher »
- Montages : Le surfcasting à deux empiles, Le fond coulissant de lagune
- Fiches qui le citent : 5
La crevette de lagune
Entière et vivante pour les beaux poissons, décortiquée pour les petits.
- Où le trouver : Achetée vivante aux pêcheurs ou tamisée en bordure.
- Choisir et conserver : Vivante dans un seau aéré, ou au frais à l’abri du soleil ; décortiquée pour la pêche fine.
- Escher : voir la vignette 1 du schéma « Comment escher »
- Montages : Le fond coulissant de lagune, Le flotteur coulissant, et la ligne fine, La palangrotte, Le surfcasting à deux empiles
- Fiches qui le citent : 17
L’huître de palétuvier
Chair molle à bien fixer, parfois avec un fil élastique ; espèces cibles à documenter.
- Où le trouver : Décrochée des racines de mangrove.
- Choisir et conserver : À utiliser fraîche, le jour même.
- Montages : Le fond coulissant de lagune
- Fiches qui le citent : 0
La sardinelle
Entière en vif ou en mort, en tronçons pour la palangrotte, en filets pour le surf.
- Où le trouver : Marché aux poissons ou débarcadère, au tas, le matin.
- Choisir et conserver : Œil clair, chair ferme ; la glacière commence au marché. Restes salés : couche de gros sel, boîte hermétique, glacière, deux sorties de plus (V13).
- Escher : voir la vignette 3 du schéma « Comment escher »
- Montages : Le vif, Le fond lourd pour la roche, La palangrotte, Le surfcasting à deux empiles
- Fiches qui le citent : 13
L’ethmalose
Elle remplace la sardinelle en lagune.
- Où le trouver : Marché, débarcadère, épervier en lagune.
- Choisir et conserver : Comme la sardinelle.
- Escher : voir la vignette 3 du schéma « Comment escher »
- Montages : Le vif, Le fond coulissant de lagune
- Fiches qui le citent : 1
Le calamar
Il tient à l’hameçon comme aucun autre appât : lanières pour le fond, têtes pour les vivaneaux.
- Où le trouver : Marché aux poissons.
- Choisir et conserver : Au froid ; il se garde mieux que le poisson.
- Escher : voir la vignette 4 du schéma « Comment escher »
- Montages : Le fond lourd pour la roche, La palangrotte
- Fiches qui le citent : 13
Le vif
L’appât roi des grands prédateurs.
- Où le trouver : Pris soi-même au petit matin, à l’épuisette ou à la ligne fine (mitraillette pour les chinchards).
- Choisir et conserver : Vivier aéré ou seau renouvelé souvent.
- Montages : Le vif
- Fiches qui le citent : 21
Les pâtes et appâts végétaux
Pour les carpes lagunaires et les mulets ; pointe de l’hameçon à peine couverte.
- Où le trouver : Faites maison : mie de pain, semoule, farine.
- Choisir et conserver : Dans un linge humide, à l’ombre.
- Escher : voir la vignette 6 du schéma « Comment escher »
- Montages : Le flotteur coulissant, et la ligne fine
- Fiches qui le citent : 13
Le lançon
Appât à confirmer sur le terrain avant la prochaine édition.
- Où le trouver : Cité dans plusieurs fiches ; disponibilité locale à documenter.
- Choisir et conserver : À documenter.
- Montages : Le surfcasting à deux empiles
- Fiches qui le citent : 3
Amorces et broumé
L’amorçage lagunaire reste artisanal et efficace : débris de crevettes, têtes de sardinelles pilées, son de blé ou tourteau du marché, mélangés avec la vase du poste. En mer, le broumé fixe le poisson sous le bateau : sardinelles broyées distribuées par poignées régulières, jamais massives. La règle est la même partout : amorcer peu, amorcer souvent, et arrêter dès que le poisson est là.
- Sonder et choisir le poste avant d’amorcer.
- Lancer quelques boules ou poignées au même endroit, pas partout.
- Entretenir par petites quantités régulières.
- Arrêter dès que les touches arrivent.
Quelle esche pour quel poisson
Ce tableau est construit à partir du texte des fiches espèces : il liste, pour chaque appât, les poissons dont la fiche le mentionne.
Diagnostic au bord de l’eau
| Ce qui arrive | Ce qu’on fait |
|---|---|
| Le montage s’emmêle au lancer | Empiles trop longues ou trop proches : raccourcissez-les, espacez les potences, lancez d’un geste ample et sans à-coup. |
| L’appât disparaît sans touche | Petits poissons voleurs : passez au crabe, au calamar ou à une esche plus dure, ou montez un hameçon plus petit pour les identifier. |
| Le plomb roule et revient au bord | Plomb trop léger ou mal adapté : passez au grappin en surf, alourdissez dans le courant. |
| Le bas de ligne est coupé net | Poisson à dents : ajoutez un avant-bas acier (barracudas, thazards). |
| Le poisson se décroche au combat | Hameçon émoussé ou frein trop serré : affûtez ou changez l’hameçon, réglez le frein au tiers de la résistance. |
| Le nœud casse | Nœud serré à sec ou abîmé : mouillez toujours avant de serrer, testez à la main avant de pêcher, refaites-le après chaque grosse prise. |